Etude de groupe 2018 : des revenus agricoles légèrement en hausse !

Selon l'étude réalisée par les Chambres d'agriculture de 7 départements (16-37-41-44-49-72-79) et le réseau AS (AS 44, AS 49, AS 50, AS CEFIGA 37, AS CEFIGA 72, AS Centre Loire, AS 79 et AS AFAC), le revenu agricole a légèrement progressé cette année. Découvrez l'analyse de l'évolution économique et financière de 16 systèmes de production

Sur la base d'un échantillon de plus de 3000 exploitations, le résultat courant 2018 par UTA (Unité de Travail Agricole) est de 22 300€ (12 327€ en 2017), en hausse de 83% par rapport à 2017 et de 59% par rapport aux trois dernières années. 40% des revenus agricoles sont inférieurs à 15 000€ (60% en 2017). Mais il existe une grande disparité entre productions et au sein même d’une production.

Des évolutions toujours contrastées selon les productions

  • Lait : Le résultat augmente de 9 330€ entre 2017 et 2018. Un prix de vente plus favorable, 365€ les milles litres contre 313€ l’an dernier, et une compression des charges opérationnelles a permis la progression du résultat courant s’établissant en moyenne à 21 900€ par UTA (12 618€ en 2017).
  • Viande bovine : L’année 2018 est comparable à la situation des années précédentes, son revenu oscille entre 13 000€ et 15 000 par UTA.
  • Caprins : en hausse. L’augmentation du prix du lait permet de maintenir la dynamique de progression des résultats depuis cinq ans. Le résultat courant passe de 24 531€ en 2017 à 35 187€ en 2018 par UTA, soit une évolution de 43%. Le taux d'endettement reste cependant élevé : 63% dont 26% d'endettement à court terme.
  • Ovins : en hausse. Après deux années consécutives de baisse de revenu, le résultat 2018 rejoint et dépasse le niveau obtenu en 2015. Il s’élève à 18 100€ par UTA (14 044€ en 2017, 17 024€ en 2015).
  • Porcs : en baisse. Après une très bonne année en 2017 (40 889€ par UTA), le résultat courant revient au niveau de 2016 soit 25 100€ par UTA. Cette évolution est principalement conditionnée à la variation des cours du porc. Grâce à une stabilité du prix des matières premières, les éleveurs ont réussi à maîtriser leurs coûts de production.
  • Volailles : en hausse. En effet, le résultat courant par UTA passe de 12 991 € en 2017 à 20 237€ en 2018. L'aliment reste le principal poste de dépenses en charges opérationnelles. Malgré la diminution du résultat, les éleveurs avicoles conservent leur dynamique d'investissements.
  • Grandes cultures et semences : Après deux années consécutives de revenus négatifs en grandes cultures, le résultat courant en 2018 atteint 14 500€ par UTA (- 4509€ en 2017).
    Quant à la production de semences, elle connaît également une hausse passant d'un résultat courant par UTA de 4 653€ en 2017 à 16 460€ en 2018.
  • Maraîchage : légèrement en baisse. Les conditions météorologiques ont entraîné des difficultés d’adaptation de l’offre à la demande des consommateurs. Malgré cela, le marché des légumes a été favorable au maintien du résultat courant des producteurs à 43 000€ par UTA en 2018 (44 505€ en 2017).
  • Horticulture : en baisse. Malgré une belle progression en 2017, le résultat moyen de 2018 perd 56% et s’établit à 21 000€ par UTA (37 500€ en 2017). Le climat estival tardif a prolongé la floraison des plantes annuelles ralentissant l’activité commerciale des jardineries.
  • Arboriculture : en progression par rapport à 2017. Le résultat moyen s'élève à 35 300€ par UTA pour l'année 2018 (18 508€ en 2017). Cette progression a été permise par une bonne maîtrise des charges notamment main-d’œuvre temporaire, et une baisse des charges financières et amortissements. Les baisses de rendements consécutives au gel printanier et le recul de la production Européenne ont favorisé une bonne tenue des cours grâce au marché à l’export.
  • Viticulture : Les effets climatiques sur la récolte de 2016 (gel, grêle…) ont eu des répercussions sur les volumes stockés, sans pour autant perturber les résultats 2017 et 2018. En Val de Loire, le résultat courant s’élève à 42 400€ en moyenne sur les trois dernières années. La faiblesse des volumes a été quelque peu compensée par un bon maintien des prix au négoce. En Cognac, après des années en hausse, le résultat courant 2018 atteint 53 100€. La vente d’eaux de vie de plusieurs millésimes et la maîtrise des charges a permis le maintien d’un bon niveau de revenu.